Ormuz, Brent à 118 $, TTF à 100 € : l'Europe puise dans ses tampons
Brent à 117,70 $, TTF au-dessus de 100 €/MWh : la prime de risque d'Ormuz pèse sur l'Europe, qui puise déjà dans ses stocks et réserves.
Une prime de risque commune au pétrole et au gaz
Le Brent a clôturé à 117,70 dollars le 30 octobre, après un pic à 118 dollars. Il affiche environ +13-14 % sur le mois. Le TTF a franchi 100 euros par MWh et s'achemine vers un gain mensuel de 42 %. Les deux marchés réagissent au même facteur : la multiplication des incidents revendiqués dans le Golfe et la crainte d'une reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran.
Des tampons déjà entamés
L'Europe n'aborde pas ce choc avec des marges intactes. Ses stockages de gaz ne sont remplis qu'à 75 % et ont déjà basculé en retrait net. Côté pétrole, les gouvernements de l'UE libèrent 42 millions de barils de réserves stratégiques sur trois mois, dont la moitié de diesel. La France en attend un soulagement de 0,12 à 0,18 euro par litre à la pompe. Ces mesures atténuent la hausse mais consomment le coussin de sécurité.
Des flux gaziers concentrés
Les données de flux physiques montrent une architecture très dépendante de quelques points d'entrée. Le 23 octobre, Emden EPT1 (Norpipe) enregistre 432,0 GWh/j à l'entrée. Les points Mallnow (Yamal) et VIP Waidhaus n'affichent aucun flux, à l'entrée comme à la sortie, les 23 et 24 octobre. Le 24 octobre, l'entrée à Emden tombe à 127,7 GWh/j et la sortie à VIP Oberkappel passe de 134,3 à 32,7 GWh/j. Prudence toutefois : le point de Zevenaar est vide ce jour-là, et un relevé partiel n'est pas exclu.
Une électricité aux prix très dispersés
Le 23 octobre, le prix day-ahead atteint 227,27 €/MWh en Suisse et 157,93 au Portugal, contre 124,90 en République tchèque, 33,90 au Danemark (DK-1) et 23,07 en Finlande. Le dossier n'explique pas cet écart d'un facteur dix. Il rappelle que l'exposition au gaz et aux marges de sécurité varie fortement d'un pays à l'autre.
Ce qui tempère le tableau
La demande asiatique n'aggrave pas la tension : le Japon devrait reprendre la tête des importations de GNL avec 62 millions de tonnes, contre 61 pour la Chine. Chez cette dernière, la demande est freinée par des stockages presque pleins et des prix élevés. Par ailleurs, une partie des attaques dans le Golfe repose sur des revendications que le commandement américain conteste.
Une marge qui se réduit
Rien dans ces données n'établit une pénurie physique. Elles montrent en revanche un continent qui paie une prime de risque élevée en puisant déjà dans ses réserves. Dans ce contexte, une dégradation supplémentaire dans le Golfe aurait un effet plus rapide sur les prix qu'en début d'automne.
Cet article a ete redige avec l assistance de l intelligence artificielle et verifie par notre equipe editoriale.
Cette analyse a été produite avec l’assistance de l’intelligence artificielle, à partir de sources institutionnelles et de données ouvertes vérifiables. Transparence IA