Transition énergétique : le vent prend le relais du solaire en Europe à l'automne 2026
Fin septembre 2026, le solaire recule de 18 à 39 % en Europe tandis que l'éolien progresse jusqu'à +93 % en France : analyse des données de production.
Un basculement saisonnier lisible dans les chiffres
Les relevés de production du 20 septembre, du 26 septembre et du 3 octobre 2026 dessinent une mécanique simple mais révélatrice. Dans les quatre zones observées, la production solaire diminue d'un relevé à l'autre. Dans le même temps, l'éolien progresse nettement en France, en Allemagne-Luxembourg et en Espagne. Le mix renouvelable ne se contracte pas : il se déplace d'une source vers une autre.
Ce mouvement a une explication physique évidente. Les jours raccourcissent et le soleil se fait plus bas, ce qui rogne le rendement des panneaux. À l'inverse, l'automne apporte des régimes de vent plus soutenus sur l'Europe de l'Ouest. Le dossier ne contient pas de données météorologiques, ce mécanisme reste donc une grille d'interprétation, mais les chiffres sont, eux, parfaitement cohérents avec elle.
Au nord, l'éolien prend la main
France : une production éolienne presque doublée
La France offre le contraste le plus net. L'éolien terrestre passe de 401 599 MWh au 20 septembre à 537 062 MWh au 26 septembre, puis à 775 928 MWh au 3 octobre, soit environ +93 % en deux semaines. L'éolien en mer suit la même pente : 86 946 MWh au 26 septembre, 139 969 MWh une semaine plus tard (environ +61 %). Sur la même période, le solaire passe de 936 144 MWh à 642 174 MWh, soit environ -31 %.
Résultat : la part de l'éolien (terrestre et en mer) dans la production éolienne et solaire française passe d'environ 31,5 % au 20 septembre à 58,8 % au 3 octobre. En deux semaines, la filière dominante a changé. Le volume total de ces deux sources progresse même d'environ 14 %, preuve que la hausse du vent a plus que compensé la baisse du soleil.
Allemagne-Luxembourg : le premier volume de la zone
La zone DE-LU affiche les volumes les plus élevés. L'éolien terrestre y progresse de 1 241 478 MWh au 20 septembre à 1 509 838 MWh au 26 septembre, puis à 1 957 378 MWh au 3 octobre, soit environ +58 %. L'éolien en mer gagne environ 27 % entre le 26 septembre et le 3 octobre, de 391 866 à 499 662 MWh.
Le solaire, lui, passe de 1 899 494 MWh au 26 septembre à 1 562 739 MWh au 3 octobre (environ -18 %). Au 3 octobre, la production éolienne, solaire et des autres renouvelables atteint environ 4,02 millions de MWh, dont près de 61 % d'origine éolienne. Aucune autre zone du jeu de données n'approche ce niveau.
Au sud, un solaire dominant mais en repli
L'Espagne reste, sur ces relevés, un pays où le solaire pèse lourd, mais la tendance est la même. Le solaire y chute de 1 660 695 MWh au 20 septembre à 1 115 272 MWh au 26 septembre, puis à 1 017 804 MWh au 3 octobre, soit environ -39 %. L'éolien terrestre espagnol, de son côté, monte de 564 773 MWh à 895 278 MWh (environ +58 %). La part de l'éolien dans le total éolien, solaire et autres renouvelables passe ainsi d'environ 25 % à près de 47 %. L'éolien en mer espagnol reste à zéro sur tous les relevés, et les autres renouvelables restent marginales, autour de 2 000 MWh.
La compensation y est toutefois incomplète : le total de ces sources recule d'environ 14 % entre le 20 septembre et le 3 octobre, contre une hausse en France. Le contraste illustre une différence de structure : là où le solaire pèse très lourd, la baisse d'ensoleillement n'est pas entièrement absorbée par la hausse du vent.
En Italie du Nord, le solaire passe de 282 558 MWh à 266 343 MWh, puis à 209 798 MWh (environ -26 %). L'éolien terrestre y reste anecdotique, avec 3 614 MWh au 3 octobre contre 4 581 MWh au 20 septembre. La zone ne bénéficie donc d'aucun relais éolien visible et dépend presque entièrement du photovoltaïque dans ces relevés.
Ce que ces chiffres disent de la transition
Ces données illustrent un enjeu central de la transition énergétique : la complémentarité des filières. Le solaire est puissant mais saisonnier ; l'éolien est plus irrégulier mais gagne en importance quand l'ensoleillement faiblit. Les zones qui disposent des deux, comme la France et l'Allemagne-Luxembourg, lissent mieux la transition de saison. Celles qui reposent surtout sur une seule filière, comme l'Italie du Nord dans ces relevés, voient leur production renouvelable fluctuer davantage avec les saisons.
Elles rappellent aussi que la part d'une source dans le mix peut basculer en quelques jours. Un système électrique qui intègre une part croissante de renouvelables doit donc composer avec des variations rapides de la source dominante, un point de vigilance pour les gestionnaires de réseau et les marchés.
Les limites de la lecture
Plusieurs réserves s'imposent. D'abord, le dossier de presse associé à cette analyse n'a pas pu être exploité : aucun élément sur les politiques publiques, les investissements ou les capacités installées n'est disponible pour replacer ces chiffres dans une trajectoire. Ensuite, le jeu de données ne précise pas la période d'agrégation des valeurs en MWh, et seules trois dates (20 septembre, 26 septembre, 3 octobre) permettent une comparaison complète. Les relevés des 23 et 24 septembre et du 2 octobre sont partiels et ont été écartés ; le solaire de la zone DE-LU est absent au 20 septembre, ce qui limite la comparaison pour l'Allemagne à l'éolien et à la période du 26 septembre au 3 octobre.
Enfin, quinze jours de données ne suffisent pas à distinguer une tendance de fond d'un épisode météorologique. Sans données sur la consommation, le nucléaire, le gaz ou le charbon, on ne peut pas non plus estimer la part des renouvelables dans la production totale.
Une conclusion proportionnée
Les relevés de fin septembre et début octobre 2026 montrent un rééquilibrage saisonnier net : le solaire recule de 18 % à 39 % selon les zones, l'éolien terrestre progresse de 58 % à 93 % en France, en Allemagne-Luxembourg et en Espagne. Ils confirment l'intérêt d'un mix diversifié pour absorber les changements de saison. Ils ne disent rien, en revanche, de la vitesse de la transition elle-même : cela exigerait des séries plus longues et des données de capacité.
Cet article a ete redige avec l assistance de l intelligence artificielle et verifie par notre equipe editoriale.
This analysis was produced with the assistance of artificial intelligence, from institutional sources and verifiable open data. AI Transparency