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Plastiques : la réglementation tire le recyclage chimique, un pilote chinois répond

PPWR européen et taxe britannique : la réglementation sur le recyclé stimule le recyclage chimique. Analyse du pilote COMY en Chine et de ses limites.

Photo by Nick Fewings on Unsplash

**Entre le règlement européen sur les emballages et la fiscalité britannique, les obligations de contenu recyclé redessinent la demande en polymères. Un pilote lancé en Chine illustre la réponse des industriels, dont la rentabilité reste à prouver.**

Une demande dictée par le calendrier réglementaire

Les règles sur le contenu recyclé sont désormais un paramètre de coût pour les fabricants d'emballages. Le règlement européen sur les emballages et déchets d'emballages (PPWR) est applicable depuis août 2026 et imposera des minimas de contenu recyclé dans les emballages plastiques à partir de 2030. Au Royaume-Uni, la taxe sur les emballages plastiques frappe ceux qui contiennent moins de 30 % de plastique recyclé.

Un point d'étape est fixé : à partir d'avril 2027, le plastique recyclé chimiquement comptera dans ce seuil, selon une approche par bilan massique. Cette reconnaissance ouvre aux procédés chimiques un débouché que le recyclage mécanique, tributaire de déchets triés et propres, ne peut pas couvrir seul.

Un déficit d'offre que les industriels cherchent à combler

Le mécanisme est classique : une obligation crée la demande, mais l'offre de propylène recyclé chimiquement reste limitée à l'échelle mondiale. Les propriétaires de marques manquent donc d'intrants conformes et bas carbone. C'est dans cet interstice que se place Zhejiang COMY Environmental Technology, qui a lancé le 16 octobre un pilote au Yanzhao Green Chemical Laboratory, à Cangzhou, dans le Hebei.

Le modèle « N+1 »

Le procédé PTP, fruit de près de deux décennies de R&D, repose sur un craquage catalytique sélectif et une recombinaison d'oléfines. Il vise à traiter des polyoléfines mélangées et contaminées sans lavage intensif. Pour limiter les coûts logistiques liés à la dispersion des déchets, COMY prévoit des unités décentralisées « N » de prétraitement et de pyrolyse près des gisements, reliées à une unité centrale « 1 » qui valorise les huiles intermédiaires. Le pilote de Cangzhou valide cette seconde étape à l'échelle industrielle. Les équipements sont installés et la mise en service est en cours.

Ce que les données ne permettent pas de dire

Le tableau a ses zones d'ombre. Aucune capacité, aucun coût de production ni aucun prix du propylène recyclé ne sont publiés. Les gains énergétiques face à la filière du naphta sont annoncés sans chiffre, et aucun bilan carbone n'est fourni. Les informations proviennent de l'entreprise elle-même, et seule l'étape centrale du modèle est démontrée : les unités décentralisées ne le sont pas. Enfin, le dossier ne contient aucune donnée sur les prix ou les volumes des marchés carbone. Le lien entre ces projets et la tarification du carbone ne peut donc pas être établi ici.

Une conclusion proportionnée

Les échéances européennes et britanniques constituent un signal de demande crédible, et le pilote chinois montre que les industriels s'y préparent. Reste à savoir si ces procédés tiendront leurs promesses de coût, de performance carbone et de passage à l'échelle. Tant que ces chiffres ne sont pas publiés, la prudence s'impose.

Cet article a ete redige avec l assistance de l intelligence artificielle et verifie par notre equipe editoriale.

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